Chantier de l’autoroute Henri-IV, Québec
Le défi
Réparer deux ponts de l’autoroute Henri-IV en maintenant la circulation, au-dessus d’une voie ferrée du CN en exploitation, sur un chantier étalé sur deux saisons et découpé en phases.
Le défi n’était pas une structure temporaire en particulier, mais leur enchaînement. Quatorze mandats distincts ont été menés sur cet ouvrage, du soulèvement des tabliers aux planchers de travail au-dessus des voies : chaque phase libérait une portion de la structure et en contraignait une autre, et chaque ouvrage temporaire devait s’insérer dans le phasage sans bloquer le suivant.
Principaux services rendus
Soulèvement des tabliers — Structures de levage aux axes 1, 4 et 10, côtés est et ouest, avec les bancs de support et les corbeaux en béton armé reprenant les charges de levage.
Vérification des corbeaux de levage — Modélisation par éléments finis non linéaires du béton armé, en complément du calcul conventionnel, pour des corbeaux coulés contre des colonnes existantes.
Suivi des levages dans le temps — Relevés de position répétés après chaque levage, axe par axe, poursuivis pendant des mois jusqu’à l’abaissement final.
Planchers de travail au-dessus des voies du CN — Trois planchers distincts et des plateformes suspendues entre les axes 7 et 10, conçus selon les gabarits de dégagement ferroviaires.
Soutènements temporaires — Murs de soutènement aux culées et entre les phases, en blocs de béton ou en berlinois selon le secteur.
Pont temporaire et tours d’escalier — Conception du pont temporaire et des tours d’escalier desservant le chantier, dont celle du viaduc St-Louis.
Analyse du diaphragme — Vérification du diaphragme de l’axe 4 sous les efforts induits par le levage.
Attestations et surveillance — Attestation de conformité de chaque ouvrage temporaire avant sa mise en service : bancs de support, structures de levage, plateformes, soutènements, armature des corbeaux, tours d’escalier.
Pourquoi nous en sommes fiers
L’autoroute Henri-IV est la porte d’entrée de la Capitale-Nationale. Y intervenir, c’est accepter que rien ne ferme : ni la route au-dessus, ni la voie ferrée en dessous.
Ce chantier s’est étendu sur deux ans, et le mandat ne s’est pas arrêté à la mise en charge. Les relevés de position se sont poursuivis pendant des mois après chaque levage : c’est le genre de projet où la valeur se mesure bien après l’émission du plan.
Merci à EBC.



