Chantier du terminal Monseigneur-Blanche, Sept-Îles
Le défi
Tout se passait au-dessus de l’eau, sur un terminal qui restait en service. Étayer depuis le fond n’était pas une option : les coffrages devaient être portés par ce qui existait déjà — les pieux neufs pour les ducs d’albe, la structure de béton en place pour la passerelle des croisiéristes. Il fallait aussi démonter l’ancien quai de bois, arrivé en fin de vie, et créer de toutes pièces un accès pour charger les barges.
Principaux services rendus
Quatorze mandats d’ingénierie distincts, échelonnés sur dix-huit mois, avec vingt-cinq émissions de plans.
Ducs d’albe — Les coffrages reposaient sur des consoles d’acier suspendues au sommet des pieux, portant les poutres et le coffrage nécessaires au bétonnage. Planchers de travail en caillebotis pour les deux phases.
Passerelle — Des poutres modulaires suspendues à la structure de béton existante ont été privilégiées. Cette solution conservait une marge d’ajustement jusqu’aux dernières étapes avant le bétonnage, tout en gardant une méthode de travail identique d’une phase à l’autre. S’y ajoutent la culée temporaire et le plan de levage.
Démolition — Procédure de travail pour la démolition du quai de bois existant et pour celle des ducs d’albe, avec supports temporaires et plancher de levage.
Débarcadère de barge — Un quai de chargement temporaire monté en blocs de béton et géogrille, calculé comme un mur de soutènement. Simple à monter, économique, démontable — et il a débloqué toute la logistique maritime du chantier.
Appuis et manutention — Mise à l’eau des barges, ancrages de bite d’amarrage, vérification de la capacité portante du sol et des matelas sous la grue.
Suivi de chantier — Visites et attestations de conformité au fil des installations.
Pourquoi nous en sommes fiers
La solution retenue n’est presque jamais la plus spectaculaire — c’est celle qui laisse le plus de marge au chantier. Des poutres suspendues qu’on peut ajuster jusqu’au bétonnage. Un débarcadère en blocs qu’on monte, qu’on utilise, puis qu’on retire.
C’est souvent là que se joue une bonne partie de notre travail : concevoir l’ouvrage temporaire pour qu’il remplisse sa fonction structurale, mais aussi pour qu’il reste simple et pratique à utiliser.
Merci à Construction LFG et aux équipes impliquées.




