Chantier du pont J.C. Van Horne, frontière Québec – Nouveau-Brunswick
Le défi
Le remplacement des appareils d’appui exigeait de soulever le tablier de quelques millimètres, puis de le maintenir sur une structure temporaire pendant les travaux, sans fermer le lien routier.
Le défi principal tenait à l’amplitude : soulever assez pour libérer les appuis, assez peu pour ne rien contraindre. Douze millimètres au vérin, un millimètre et demi de décalage admis entre deux poutres, une progression par incréments de trois millimètres. Le soulèvement fait par ailleurs pivoter les rotules de l’ouvrage, dont l’état conditionnait la manœuvre.
Principaux services rendus
Support temporaire du tablier — Conception de la structure d’acier reprenant le tablier à chaque appui, dimensionnée pour les charges de circulation et non pour le seul poids propre : le lien routier reste ouvert pendant toute la durée du support.
Procédure de levage et d’abaissement — Paliers de pression définis vérin par vérin, levage par incréments de trois millimètres avec réglage de la barrure mécanique à chaque palier, vérins d’un même axe reliés à une pompe unique pour un soulèvement uniforme.
Vérification des conditions avant levage — Contrôle de l’état des assises et des dégagements pour s’assurer que le tablier est libre de se soulever, et désolidarisation du tablier de la culée avant la mise en charge.
Contraintes latérales et dilatation thermique — Dispositifs reprenant les efforts horizontaux pendant le retrait des appuis, et prise en compte du mouvement thermique du tablier pendant toute la période sous support.
Équivalence du système de levage — Proposition et justification d’un système équivalent à celui prévu aux documents contractuels, soumise à l’approbation du surveillant et du propriétaire.
Suivi et attestation — Mesure des tassements après mise en charge, suivi des mouvements, attestation de conformité avant chaque levage et visites de chantier.
Pourquoi nous en sommes fiers
Un pont fédéral à la frontière de deux provinces impose ses propres règles : propriétaire et surveillant fédéraux, et un sceau du Nouveau-Brunswick à obtenir avant de sceller les plans. NadeauSDM détient également le droit de pratique en Ontario et est déjà intervenue au Nunavut : le groupe suit ses clients là où se trouvent leurs chantiers.
La solution devait donc être juste, mais aussi approuvable par tous les intervenants. Douze millimètres de soulèvement, un millimètre et demi de tolérance entre deux poutres, et un lien routier qui reste ouvert : c’est le genre de mandat où la marge se compte au millimètre.
Merci à Bema Construction et aux équipes impliquées.







